mardi 10 août 2010

L' étrange Walid Joumblat et le plus syrien des libanais.


Etrange ce Monsieur. Fier de sa versalité, de son peu de loyauté, de sa capacité à tourner ses vestes à chaque tournant, il n' a pas appris, et ne va jamais peut_être apprendre, sauf quand il se rendra compte que ceux vers qui il s'acharne d'aller ne lui font aucunement confiance, exactement comme, désormais, ceux qu'il vient de quitter.

Walid Joumblat rate encore une fois un rendez-vous important avec l'histoire; et au lieu de jouer le réconciliateur, celui qui a connu les deux extrêmes , il préfère se blottir à nouveau dans l'autre extrême et ce afin de rester fidèle à son image de versatile, lunatique et parfaitement incohérent.

Walid souhaite essaie de jouer le rôle que son Papa a manqué d'accomplir par volonté syrienne manifeste... Nous croyons qu'il est en permanent rendez-vous avec l'échec quelque part entre le summum de l'égoïsme et le summum de l'arrivisme politique.

Walid Joumblat est fier de sa décision... Nous lui souhaitons bon réveil dans l'anti-chambre de la honte, où il n'aura qu'à accepter de devenir le sous-fifre du plus syrien des libanais... les ordres qu'il lui donnera seront assez choquants et absurdes qu'ils seraient à même de lui permettre un bien tardif éveil.

jeudi 5 août 2010

La situation qui nous échappe vers... l'explosion !


Nombreux sont ceux qui croient que la situation au Liban est sous contrôle. La semaine passée un Roi accompagnant un Président et un Prince et sa Princesse ont été là témoignant de cette grande maîtrise qu'ont nos amis les arabes sur la situation, compliquée certes, mais sous contrôle.

Un Général de l'Armée Libanaise est accusé d'espionnage au profit de l'ennemi israélien... Une information majeure du Département d'Etat américain indique que Michel Samaha a aidé les syriens à accuser Hezbollah, par le Der Spiegel, d'avoir assassiné Rafic Hariri... Cheikh Nasrrallah accuse Israël et promet des révélations explosives pour Lundi prochain...Walid Joumblat se précipite à la nième rencontre avec le Président Syrien pour le remercier et le rassurer et déclare à sa porte que la confrontation est imminente au Liban et qu'ils y sont prêts, sans nous préciser qui sont ceux qui sont prêts et contre quels ennemis ?.

En un mot une salade de données contradictoires et chaotiques qui ne font que refléter une extrême fébrilité qui n'aura de résultat qu'un plus grand chaos, nous le craignons, explosif.

La situation au Liban nous échappe et échappe à tout contrôle vers... l'explosion. Reste à savoir préciser la date que nous ignorons mais qui est, malheureusement, très bien connue de certains...


Il ne nous reste qu'à prier... Une prière adressée à ND du Liban. La prière étant, peut-être, le seul moyen qui nous permettrait d'échapper à toutes ces volontés destructrices ... Pour que vive le Liban.

mardi 3 août 2010

Sheikh Hamad et Cheikha Moza : une Générosité et une Elégance !


Une Princesse arabe à allure racée vient exprimer par son silence ce que tous les politiciens étaient incapables de dire par leur profusion de paroles.

La Princesse Moza a accompagné son époux le Prince de Qatar durant sa visite au Liban. Beaucoup d'allure, énormément de classe et un regard à la fois tendre et intelligent donnaient pleine expression, un léger sourire charmant aidant, à cette belle silence qui était sienne.

Le Prince de Qatar a prononcé une allocution à Deir Mimas qui n'était que la réflexion d'une noblesse d'âme. Il a remercié les libanais de leur avoir donné l'occasion d'exprimer, par leur contribution à la reconstruction, l'amour qu'ils ressentaient pour le Liban. Bref, c'était sublime et face à la mesquinerie de la scène politique au Liban, de si belles paroles prenaient une dimension encore plus extraordinaires.

Sheikh Hamad Bin Khalifa Al Thani de Qatar et sa Princesse Cheikha Moza ont charmé le Liban par la parole et par l'élégante prestance...Ils ont rappelé au Liban ses heures de gloire et invité d'une certaine façon les libanais à être à la hauteur d'une grande générosité et d'une grande classe qui venaient dire au Liban ce que les Libanais ont oublié d'eux mêmes et de leur pays.

Un week end furtif de deux visiteurs Princiers après deux visites très courtes d'un Roi et d'un Président, le Liban a oublié le temps d'un week end les vicissitudes de l'arène politique et a voulu recroire, ne fut ce que par un souffle d'espoir, à un meilleur avenir.

Nous espérons que les discours des uns et des autres de cette semaine ne vont pas rapidement, par volonté d'acharnement ignorant et destructeur, éteindre le souffle et enterrer l'espoir.

samedi 31 juillet 2010

La réhabilitation de Bachar El Assad !



Bachar El Assad a souffert moralement deux fois depuis son avènement à la Présidence , à la mort de son papa, en l'an 2000. C'était la 1ère fois quand il a été acculé à quitter le Liban, et la seconde quand lui et son régime ont été accusés de l'assassinat du feu Rafic Hariri.

Cette souffrance qui s'est transformée en peur bleue, a appelé chez Assad, qui était mis au ban de la scène politique internationale, tout ce qu'il avait comme ruse pour planifier sa réhabilitation et surtout effacer sa peur.

Et hier, au bord de la HM1 du Roi Abdallah d'Arabie, le Président Assad a été réhabilité Maître Absolu du Liban, et il n'a plus peur.

Certains vont faire semblant de ne pas voir ce fait majeur dans l'histoire du Liban prendre tristement place. N'empêche que la volonté de ne pas voir, ou de ne pas admettre, n'a jamais rien changé à un fait majeur de prendre toute son expression.

Les prochains jours, si non semaines, vont témoigner de la véracité de ce que nous osons avancer ici et ce en criant, afin que celui qui ne l'entend pas puisse l'entendre, notre indignation, notre désaccord et notre colère.

Mais tout ceci n'est que lettre morte dans la conscience des intérêts politiques mesquins et lâches.

Reste à dire tout simplement notre tristesse à constater l'absence de la scène des réceptions d'hier et d'ajourd'hui au Liban de Rafic Hariri, Gibran Tueini, Pierre Gemayel, Walid Eido, Bassel Fleihane et autres ... Ils méritaient leur place d'honneur dans ce genre de festivités, mais ils étaient tous étrangement absents car ils ont cédé, poliment, leurs places au Gl Michel Aoun, au petit Sleiman (Frangieh), au "beau"-fils Giban Bassil, ainsi qu'à tous ceux qui se sont précipités pour soutenir l'action, en faux, du Préisdent Suleiman qui était hier d'une certaine façon au rendez-vous avec ses prestigieux visiteurs à quelques centimètres du sommet de l'hypocrisie. Si non comment appelle-t-on une situation - telle que celle qui prévalait - où chacun de ceux réunis cherchait son intérêt tout en faisant semblant d'oeuvrer pour les intérêts de l'autre.

Pauvre Liban qui est redevenu effectivement, depuis hier, une contrée "syrienne".

Vive le Liban, tel que nous l'entendons, tel que nous le rêvons et qui est et qui demeurera, en dépit de tout et malgré tout, majestueusement le Nôtre.

dimanche 18 juillet 2010

Hariri fils, de nouveau à Damas !



Beaucoup d'évènements ont pris place depuis le dernier papier écrit sur ce blog en Avril. La vérité est que j'ai souhaité fermer ce blog pour un moment, marquant un point d'arrêt, durant lequel j'ai espéré consommer le dégoût ressenti face à cette situation libanaise qui ne fait que périr.

Aujourd'hui, j'ai voulu reprendre simplement pour rappeler que visiter Damas, malgré tous les préparatifs politico-administratifs, est tout à fait inutile, voire absurde, si le problème des prisonniers politiques dans les geôles syriennes n'est pas la priorité de toutes les discussions... et il ne l'est, malheureusement, pas.

On essaie de donner à cette visite une logique et une signification qu'elle est incapable de supporter ou de contenir sans que cette priorité soit respectée.

Saad Hariri est en train de perdre dans le respect du souvenir de son Papa et dans notre estime. Le Jeune qu'il est, aussi bien que ceux qui le conseillent, ne mesurent point, à sa vrai valeur, la gravité de ce que ce jeune entreprend face à un régime qui est l'instigateur, au quotidien, de tout ce qui déstabilise le Liban et de tout ce qui se fait pour torpiller les chemins qui mènent vers la vérité recherchée de par et à travers la cour internationale de justice.

Le Liban se perd au rythme de l'irreponsabilité dans la réflexion puis dans l'action...

Espérer que quelqu'un soit à la hauteur pour les réveiller aux dangers qui nous guettent est presque futile...

Reste à prier afin que le pays des Saints soient en mesure, par les voies de la miséricorde, en ce jour de Saint Charbel, de nous frayer chemin, dans ce sombre paysage qui s'annonce, vers la stabilité et la paix.

jeudi 29 avril 2010

Les geôles syriennes et les relations fraternelles !


Les geôles et la fraternité ... comment voulez vous concilier cette antinomie ?... Laisser un pays comme la Syrie s'enorgueillir de leur main de fer et d'injustice sur nos compatriotes, et puis encourager les bonnes relations avec le régime syrien comme si de rien n'était, est une honte que nos politiciens doivent méditer, et contempler en face, peut-être ainsi ils commenceront à rougir.

Il y a là-bas des Libanais , des compatriotes injustement retenus, qui souffrent au quotidien dans leur peau et dans leur dignité depuis des années et nous nous permettons de rétablir quelles bonnes relations ? ... Nous osons parler de quelle normalisation ?

Avant de laisser tout ceci se passer avec cette désinvolture, cette irresponsabilité et cette grave indifférence, il faut secouer le monde politique libanais ... Il faut les empêcher de dormir... Il faut que la peine de nos compatriotes dans le silence, dans le noir et dans le froid les hante , brûle leur peau , les empêche de manger...

Il faut que la souffrance qui est en train de crier, sans bruit, soit celle à qui on donne la vraie priorité, celle de dire tout haut ce que chacun de nous doit crier quand l'un des siens est injustement martyrisé, torturé ...

Ce qui se passe dans les geôles syriennes est inacceptable... il l'est depuis toujours mais il l'est surtout aujourd'hui car nous sommes en train de voir des piliers de la résistance contre ce genre de pratique, contre cette situation grave, déposer les armes et s'allier à la Syrie dans l'indifférence totale face à la souffrance de ceux qui subissent toujours la peine, la torture et l'injustice ...

Chaque jour en plus face à cette aberration est une honte pour le Liban avant que ce ne soit une honte aussi pour la Syrie...

C'est surtout une honte pour la prétention de la Fraternité...

Laisser agir le régime syrien pire qu'un ennemi ne soit en mesure de le faire face à ses enfants, à ses frères, à ses cousins, à ses camarades, à ses ennemis politiques, à ses compatriotes, et voir ces politiciens aller - au rythme de la compromission - faire l'éloge d'un régime qui refuse d'en parler , qui refuse de traiter le sujet et refuse aussi d'admettre le problème , est une attitude inqualifiable dans la traîtrise de toutes les valeurs que nous avons défendues ou essayé de défendre.

Au nom de la souffrance au quotidien des nôtres il faut secouer ces politiciens de la
compromission et de la honte et leur faire comprendre, à tout prix, que l'histoire des geôles de UN mètre carré , surtout celles qui témoignent de la "fraternité" entre le Liban et la Syrie, ne va jamais pardonner, ni être écrasées par, l'énorme surface où s'installent la petitesse, l'indifférence et la traîtrise.

mardi 20 avril 2010

de la fausse beauté malgré tout !


Beyrouth ... La capitale mondiale de la chirurgie esthétique.

Je l'ai entendue parler ce soir... Une fille défigurée par la chirurgie esthétique pour venir la défendre sur les écrans des TV en insistant qu'il faut faire quelques piqûres de Botox afin d'être "au niveau" (sic) ...

Quelle décadence que celle de voir les filles de mon pays - qui étaient jadis le symbole du charme fou au naturel - venir se prévaloir d'ignorance sur les écrans des télévisions européennes.

La honte, face à cette fausse beauté malgré tout, était mon sentiment ce soir... la Femme libanaise qui était notre fierté de par sa féminité, sa culture et son élégance naturelle, est devenue - défigurée - la fierté des scalpels des chirurgiens.

Qu'on ait envie d'ajuster certains traits,un nez, des seins, c'est tout à fait légitime, mais faire des opérations esthétiques sa raison d'être et sa seule façon pour exprimer sa féminité est une aberration qu'il faut absolument réprimer.

Elles sont en train de vulgariser la femme libanaise... c'est un crime moral qui doit devenir d'une certaine façon punissable.

L'affaire n'est pas banale ni secondaire, c'est une de nos priorités car en vulgarisant la femme libanaise en reconstituant ses formes à des fins vulgaires, on oublie trop qu'on est en train de défigurer l'âme du Liban.