dimanche 18 juillet 2010

Hariri fils, de nouveau à Damas !



Beaucoup d'évènements ont pris place depuis le dernier papier écrit sur ce blog en Avril. La vérité est que j'ai souhaité fermer ce blog pour un moment, marquant un point d'arrêt, durant lequel j'ai espéré consommer le dégoût ressenti face à cette situation libanaise qui ne fait que périr.

Aujourd'hui, j'ai voulu reprendre simplement pour rappeler que visiter Damas, malgré tous les préparatifs politico-administratifs, est tout à fait inutile, voire absurde, si le problème des prisonniers politiques dans les geôles syriennes n'est pas la priorité de toutes les discussions... et il ne l'est, malheureusement, pas.

On essaie de donner à cette visite une logique et une signification qu'elle est incapable de supporter ou de contenir sans que cette priorité soit respectée.

Saad Hariri est en train de perdre dans le respect du souvenir de son Papa et dans notre estime. Le Jeune qu'il est, aussi bien que ceux qui le conseillent, ne mesurent point, à sa vrai valeur, la gravité de ce que ce jeune entreprend face à un régime qui est l'instigateur, au quotidien, de tout ce qui déstabilise le Liban et de tout ce qui se fait pour torpiller les chemins qui mènent vers la vérité recherchée de par et à travers la cour internationale de justice.

Le Liban se perd au rythme de l'irreponsabilité dans la réflexion puis dans l'action...

Espérer que quelqu'un soit à la hauteur pour les réveiller aux dangers qui nous guettent est presque futile...

Reste à prier afin que le pays des Saints soient en mesure, par les voies de la miséricorde, en ce jour de Saint Charbel, de nous frayer chemin, dans ce sombre paysage qui s'annonce, vers la stabilité et la paix.

jeudi 29 avril 2010

Les geôles syriennes et les relations fraternelles !


Les geôles et la fraternité ... comment voulez vous concilier cette antinomie ?... Laisser un pays comme la Syrie s'enorgueillir de leur main de fer et d'injustice sur nos compatriotes, et puis encourager les bonnes relations avec le régime syrien comme si de rien n'était, est une honte que nos politiciens doivent méditer, et contempler en face, peut-être ainsi ils commenceront à rougir.

Il y a là-bas des Libanais , des compatriotes injustement retenus, qui souffrent au quotidien dans leur peau et dans leur dignité depuis des années et nous nous permettons de rétablir quelles bonnes relations ? ... Nous osons parler de quelle normalisation ?

Avant de laisser tout ceci se passer avec cette désinvolture, cette irresponsabilité et cette grave indifférence, il faut secouer le monde politique libanais ... Il faut les empêcher de dormir... Il faut que la peine de nos compatriotes dans le silence, dans le noir et dans le froid les hante , brûle leur peau , les empêche de manger...

Il faut que la souffrance qui est en train de crier, sans bruit, soit celle à qui on donne la vraie priorité, celle de dire tout haut ce que chacun de nous doit crier quand l'un des siens est injustement martyrisé, torturé ...

Ce qui se passe dans les geôles syriennes est inacceptable... il l'est depuis toujours mais il l'est surtout aujourd'hui car nous sommes en train de voir des piliers de la résistance contre ce genre de pratique, contre cette situation grave, déposer les armes et s'allier à la Syrie dans l'indifférence totale face à la souffrance de ceux qui subissent toujours la peine, la torture et l'injustice ...

Chaque jour en plus face à cette aberration est une honte pour le Liban avant que ce ne soit une honte aussi pour la Syrie...

C'est surtout une honte pour la prétention de la Fraternité...

Laisser agir le régime syrien pire qu'un ennemi ne soit en mesure de le faire face à ses enfants, à ses frères, à ses cousins, à ses camarades, à ses ennemis politiques, à ses compatriotes, et voir ces politiciens aller - au rythme de la compromission - faire l'éloge d'un régime qui refuse d'en parler , qui refuse de traiter le sujet et refuse aussi d'admettre le problème , est une attitude inqualifiable dans la traîtrise de toutes les valeurs que nous avons défendues ou essayé de défendre.

Au nom de la souffrance au quotidien des nôtres il faut secouer ces politiciens de la
compromission et de la honte et leur faire comprendre, à tout prix, que l'histoire des geôles de UN mètre carré , surtout celles qui témoignent de la "fraternité" entre le Liban et la Syrie, ne va jamais pardonner, ni être écrasées par, l'énorme surface où s'installent la petitesse, l'indifférence et la traîtrise.

mardi 20 avril 2010

de la fausse beauté malgré tout !


Beyrouth ... La capitale mondiale de la chirurgie esthétique.

Je l'ai entendue parler ce soir... Une fille défigurée par la chirurgie esthétique pour venir la défendre sur les écrans des TV en insistant qu'il faut faire quelques piqûres de Botox afin d'être "au niveau" (sic) ...

Quelle décadence que celle de voir les filles de mon pays - qui étaient jadis le symbole du charme fou au naturel - venir se prévaloir d'ignorance sur les écrans des télévisions européennes.

La honte, face à cette fausse beauté malgré tout, était mon sentiment ce soir... la Femme libanaise qui était notre fierté de par sa féminité, sa culture et son élégance naturelle, est devenue - défigurée - la fierté des scalpels des chirurgiens.

Qu'on ait envie d'ajuster certains traits,un nez, des seins, c'est tout à fait légitime, mais faire des opérations esthétiques sa raison d'être et sa seule façon pour exprimer sa féminité est une aberration qu'il faut absolument réprimer.

Elles sont en train de vulgariser la femme libanaise... c'est un crime moral qui doit devenir d'une certaine façon punissable.

L'affaire n'est pas banale ni secondaire, c'est une de nos priorités car en vulgarisant la femme libanaise en reconstituant ses formes à des fins vulgaires, on oublie trop qu'on est en train de défigurer l'âme du Liban.

samedi 10 avril 2010

le syndrome syrien !



Ils ne cessent pas de vouloir nous rassurer qu'ils vont bientôt revisiter Damas, cette ville millénaire que j'adore. Mais cette insistance voire cette obstination derrière le "syndrome syrien" affichée par Hariri et Joumblat (le Junblat) est tout à fait mal placée, impolie et de mauvais augure.

Mal placée, car insister à aller se faire taper sur le dos par celui qui a mis le poignard dans le dos de son Papa a quelque chose de maladif, malsain, et je dirais freudien... de toute façon, quelque soit la raison, mauvaise ou très mauvaise, que ces messieurs ont pour aller se gargariser par des discussions stériles dans la pratique de la langue de bois, cette raison n'est que le reflet d'un complexe d'infériorité - pour ne pas dire de bassesse - que nous ne devons aucunement ni encourager par politesse ni par compromis ni par compromission.

Impolie, car deux des principaux leaders du mouvement de 14 Mars font gravement fi d'un mouvement qui les a soutenus et qui s'est manifesté à plusieurs reprises par des millions de personnes qui désapprouvaient l'hégémonie d'un régime syrien pour les voir tous les deux, par peur , par intérêt ou par bêtise, lui tirer révérence et saluer sa "solidarité" et ses "bonnes" oeuvres qui ont laissé tout un pays et des familles entières meurtris à jamais.

Ceci n'est pas seulement une action indécente et impolie mais aussi une initiative qui ne peut se dessiner que dans la traîtrise de toutes les valeurs et principes que nous avons défendus.

Que le 1er Ministre le fasse sous pression peureuse saoudienne, ou que le Jounblat l'accomplisse sous prétexte ridicule de volonté protectrice du futur druze dans la région, les deux doivent comprendre que ni l'intérêt sunnite ni celui druze ne peuvent se défendre que par le respect strict des principes de la dignité et de la défense absolue de l'état de droit.

Or 14 mars est la résultante expressive d'une histoire longue de luttes, au prix de sang, de peines et de martyrs qui ont accepté de souffrir et souffrent encore ou qui ont payé de leur vie pour protéger les principes de la liberté et de la dignité loin de tout compromis ou compromission qu'lls soient haririens ou junblatistes...

Walid Junblat (le fou de la cour) et Saad Hariri ont tourné le dos au sang versé par leurs pères et à tous les principes qu'ils ont défendus jusqu'au martyr et puis ont choisi les bas étages de la politique politicienne pour se frayer chemin de tranquillité béate et lâche, devenant par le fait même étrangers à tout le fondement d'une lutte qui doit elle continuer la tête haute vers un lendemain que nous rêvons meilleur.

Que ce soit par compromission ou par soumission, cette politique de Hariri et de Junblat est de mauvais augure car l'approche sur laquelle insiste les Haririens et les Joumblatistes, et derrière eux toute l'armada de la presse qui ne cesse de nous inonder les oreilles par n'importe quelle nouvelle dans ce sens pour nous dire combien il est important de soigner son image avant d'avoir l'insigne honneur de pénétrer la "Basse" Porte du Maître de Damas, cette approche est tout à fait de mauvais augure car bête, sans logique aucune, et contraire à la volonté profonde de tout un peuple.

Quelques voix continuent à dire Non... Ce sont des têtes pensantes qui réfléchissent et agissent sans ombrage pour la défense d'un Liban digne et souverain loin de tout syndrome maladif syrien. Mais jusqu'à quand l'étau qui se resserre va permettre à ces voix de continuer à s'exprimer...

La situation est grave...Non, pardonnez moi l'euphémisme, avec ce syndrome syrien qui touche en plein nos dirigeants, la situation est plutôt gravissime.

samedi 20 février 2010

La Fête de l'Annonciation... Un appel au 1er Ministre Saad Hariri !


Décrétée au Conseil des Ministres, la Fête de l'annonciation devient une Fête Nationale symbole de l'Unité Islamo-Chrétienne.

Merci à Saad Hariri d'avoir accepté la proposition pleine de signification qui lui a été faite par les deux Ministres Mr Michel Eddé et Mr Ibrahim Chamseddine, et merci à ces deux hommes remarquables d'avoir fait une proposition d'une si grande portée libanaise et internationale.

Reste à dire, qu'avec la joie exprimée, nous avons un souhait à formuler et que j'adresse aussi, en Marouni Koh, à Mr le 1er Ministre. Le but de ce souhait est d'ajuster une impression et d'unifier les couleurs de Beyrouth en la respectant en tant que Symbole Historique de l'Unité Islamo-Chrétienne.

En fait, la mosquée "Mohammad El Amin" est un chef d'oeuvre architectural islamique, mais il a donné à Beyrouth une allure musulmane qui nous éblouit par sa beauté mais que nous aurions préféré avoir une dimension proportionnée par rapport à la Cathédrale St Georges et ce afin de préserver le caractère Islamo-Chrétien de Beyrouth qui était d'ailleurs bien respecté par le dialogue centenaire entre l'Eglise St Georges et la Mosquée Al Omari.

Or la Mosquée Mohammad El Amin, malgré sa beauté, et avec son imposante stature et son éclairage, ne fait que signer Beyrouth d'une signature musulmane, lui enlevant sa valeur symbole d'unité Islamo-chrétienne.

C'est dans ce sens que nous formulons ce souhait à Saad El Hariri, fils de celui qui a bâti la mosquée, pour oeuvrer à redonner à la Cathédrale St Georges une dimension équivalente, avec une construction annexe qui vient redonner à Beyrouth la couleur homogène des deux religions qu'on lui a peut-être involontairement dérobée.

Je sais que Saad El Hariri, en 1er Ministre averti d'un pays symbole, d'un pays mission, ne sera qu'attentif à ce genre d'appel... Merci de lui faire parvenir le message , car le but est de le voir lui, et seulement lui, prendre l'initiative. Car toute autre, initiative prise par un chrétien, nous fera retomber dans une course effrénée vers les abîmes quand nous sommes en quête de sommets.

Beyrouth est la capitale du pays symbole d'unité islamo-chrétienne... Respectons sa spécificité, respectons son histoire pour préserver son futur.

dimanche 14 février 2010

Pour que vive le Liban ...


Ce 14 Février 2010, le souvenir de l'assasinat de Rafic Hariri est toujours vivace... çà continue à remplir les coeurs et à la fois à faire mal... Le rassemblement au sein de Beyrouth sera par conséquence digne en nombre et en signification.

Digne car les gens viennent surtout rendre hommage à un grand homme. Rafic Hariri n'est pas mort pour rien et n'est pas mort pour que sa voix, son message s'estompent avec sa disparition... Rafic Hariri est parti de la façon la plus significative qui soit pour pouvoir souligner le Mal... Ce mal sournois qui essaie de s'imposer et qu'on veut à tour prix combattre.

Si on se tait après lui, on desserve sa cause, notre cause, celle de la liberté. C'est pourquoi revenir ce 14 Février dire tout haut que nous sommes toujours là est une expression digne de ce peuple qui veut rester fidèle à l'homme et à son message.

Et contrairement à ce que beaucoup de gens croient, Rafic Hariri est un symbome très vivant dans la tête de gens... Il a fallu 1500 Tonnes de matières hautement explosives pour avoir raison de son corps, mais ces mêmes matières explosives ont fait fleurir, avec la même intensité, son symbole et son message dans la tête des gens.

Vive la Liberté... Beyrouth, ce joyau de Liberté, le dira ce 14 Février encore une fois pour que vive le Liban.

lundi 8 février 2010

Attention... On re-distille du poison !


Les nouvelles sur la catastrophe aérienne vont bientôt faire place à d'autres nouvelles qui risquent d'être aussi catastrophiques pour le Liban... Car on re-distille du poison.

Sur tous les fronts... La distillerie savante s'affaire car les commanditaires sont pressés, il faut replonger le pays dans le chaos...

Assez de vacances... assez d'attitudes sages et réconciliantes... Ils veulent nous renvoyer aux heures sombres de la guerre. La paix que nous cherchons ne les intéresse guère et les hommes qui la défendent se font rares.

Oui, on re-distille du poison, pour recréer les ambiances qui leur sont chères, celles qui sont monnaies courantes de leur activité sournoise celle qui sème la haine et récolte le sang.

Il faut être vigilants... Aucune erreur n'est permise, car une erreur va nous coûter cette fois-ci quelques longues années...

Ils distillent du poison... Distillons de l'amour, de la gaieté et du bon vivre, mais distillons les avec intelligence, avec ruse et avec la ferme volonté de protéger le pays.

Toute attitude béate nous coûtera cher. Soyons vigilants , il y va de notre futur et du futur du Liban.