samedi 30 janvier 2010

Riad El Assaad... Un petit fils chiite d'un grand père Sunnite (le Grand Riad El Solh) .


Riad El Assaad est étonnant. Hier matin il était l'invité de Dolly Ghanem dans son programme matinal sur la LBC.

La Moonsieur a une analyse acerbe et juste de l'état politico-politicien au Liban...
Un diagnostic correct sur les défaillances d'un système politique archaïque...
Une vision claire sur les remèdes et décisions à prendre...
Une parfaite maîtrise de l'enjeu politique libanais...
Et une profonde connaissance de l'histoire du Liban.

Le fils de Riad El Solh, porte bien l'héritage et supporte bien le poids de la responsabilité qu'induit le fait d'être le petit fils de Riad El Solh, ce géant de l'histoire du Liban.

Reste à souhaiter au Riad d'aujourd'hui un avenir politique certain qui donnera raison à toute la vision de son grand-père en vue de reconstruire un Liban à l'image d'un message, à la hauteur d'une grande vision.

jeudi 28 janvier 2010

Prions pour le Liban !



Quand on disait ici sur ce blog le 16/1 qu'il faut prier pour que le Bon Dieu nous épargne les catastrophes naturelles, nous avons émis un souhait que le temps a malheureusement justifié.

Le 25/1 l'accident de la compagnie aérienne Éthiopienne, demeurant sans cause apparente sauf celle des intempéries, est une catastrophe naturelle qui a frappé notre pays.

Une solidarité politique a surgi, et le pays entier est en deuil.

Nous adressons ici nos condoléances aux Familles des Victimes ainsi que nos prières pour que le temps de la paix de la Nation, ainsi que celle des esprits règne à jamais sur notre pays et pour que nos responsables politiques se réveillent enfin sur la nécessité de se pencher sur les besoins vitaux de nos concitoyens plutôt que sur la façon la plus subtile et la plus sournoise de les diviser pour que règne l'intérêt politico-financier de gens sans scrupules, sans foi ni loi.

Prions pour le Liban, car une période difficile s'annonce avec ces menaces de guerre dans la région qui risque malheureusement de ne pas nous épargner.

samedi 16 janvier 2010

Quand le Haîti vit le cauchemar...


Quand le Haïti vit le cauchemar... Prions au Liban.

Prions pour que les catastrophes naturelles ne nous parviennent jamais.
Prions pour que les catastrophes humaines que représentent certains de nos politiciens soient à jamais neutralisées sur la scène nationale.

Prions pour que nous nous rendions compte du vrai bonheur que le Bon Dieu nous accorde pour être citoyens privilégiés d'un pays béni par les cieux.

Prions pour que cesse le mercantilisme chez nous et pour qu'on puisse demeurer Phéniciens par la culture qui a disséminé l'alphabet au monde entier et non par l'avidité aveuglée et aveuglante.

Prions pour que nos responsables ne sollicitent plus la haine, leur haine, pour nous imposer des catastrophes de guerre pire que des catastrophes naturelles.

Prions enfin pour que cesse la peine des démunis dans ce monde et pour que le Liban puisse enfin se consacrer à sa véritable vocation qui est celle d'oeuvrer pour un monde meilleur.

Amen !

dimanche 20 décembre 2009

La visite historique et la Conférence de Presse Ordinaire !


Si j'étais Saad Hariri, je n'aurais jamais accepté de faire cette énorme faveur au régime syrien sans échange.

Or, la conférence de presse, historique aussi de par l'endroit où elle s'est tenue, en l'occurrence l'Ambassade du Liban à Damas, était vide de toute substance... et c'est dommage.

Saad Hariri, même sans aucune faveur obtenue de Assad - ce qui semble d'ailleurs être le cas- aurait pu dire beaucoup plus et devait le faire.

Il aurait dû dire qu'il est venu certes représenter tout le Liban, donc ceux de 14, ceux de 8 et ceux qui ne sont ni 14 ni 8.

Or la visite représentait indéniablement la volonté et les souhaits de ceux de 8 Mars. Donc ses résultats, ou au moins ses déclarations, devaient prendre en considération certaine les souhaits de 14 Mars et ceux qui observent dans le silence et l'espoir un retournement de position en faveur du Liban.

Saad Hariri devait dire qu'il a porté en venant dans son coeur, et dans ses discussions avec le Président Assad, les soucis, les craintes et les espoirs des gens de 14 Mars... ceux qui ont été meurtris par les peines causées par les anomalies dans les relations syro-libanaises qu'il est venu normaliser pour que ces peines cessent et ne se répètent plus.

Il fallait qu'il dise qu'il n'est pas venu pour oublier les blessures, mais qu'il est plutôt venu en parler pour leur trouver apaisement dans le balsam d'une relation saine qui se base sur la vérité, sur la franchise et aussi sur la volonté bilatérale de comprendre les soucis des deux nations voisines.

Saad Hariri devait dire tout haut des choses simples et vraies qui ne blessaient nullement son hôte, mais qui lui faisait comprendre qu'on ne peut pas résoudre un problème entre deux pays, entre deux régimes, par la langue de bois ni en omettant de penser et de parler des hantises et des préoccupations majeures des deux peuples.

Il fallait souligner et mettre en relief le problème, saluer l'âme de son Papa assassiné, et dire qu'il a aimé la Syrie comme son pays et la Famille Assad comme sa Famille, et prier pour que la vérité soit connue et espérer de tout son coeur qu'elle ne soit nullement contraire à ce qu'il est venu rétablir aujourd'hui à Damas.

Saad Harii a eu tort de parler d'Economie et d'Agriculture... la tête des gens et leurs espoirs face à cette visite historique n'étaient nullement dans l'Economie ni dans l'Agriculture...il devait nous économiser cette logorrhée de paroles insignifiantes et mal placées pour parler dans le vif du sujet, dans le vrai, dans ce qui touchait à la dignité des gens de son pays, ceux qui ont payé de leur chair, de leur sang, de leur vie pour que vive le Liban.

Les prisonniers politiques dans les geôles syriennes, ceux qui souffrent le calvaire insupportable, la souffrance morale de leurs parents, tous ceux qui se battent pour eux depuis des années, attendaient un mot, avaient besoin qu'on leur dise une phrase qui prend en considération leur peine, et le mot à dire n'était pas difficile à prononcer. Saad Hariri avait le moyen de le faire, et il ne l'a pas fait.

Non, la visite n'était pas pour parler des Fermes de Chebaa, ni des monticules de Kfarchouba ni du mensonge de Ghajar, ni de la frontière non dessinée, il y avait une frontière plus importante à dessiner celle qui sépare la Liberté de l'Expression et la Dignité de la langue de bois et du compromis...

S'ouvrir à Damas était une chose, si pas souhaitée, mais du moins acceptable... Tous ceux de 14 Mars ont fait semblant d'approuver pour rester digne derrière le Fils... pour lui montrer combien on lui faisait confiance... Combien il était dépositaire de la dignité de tout un mouvement, celui du "Cèdre", dans tout le symbolisme de ces places qui se remplissaient du souffle d'un peuple qui a voulu dire NON.

Aujourd'hui, Saad Hariri a voulu y aller seul... et seul il a parlé sans trop nous faire entendre ce à quoi on avait droit de nous attendre...

Saad Hariri est revenu ce soir à Beyrouth... tout près du mausolée de Rafic Hariri, son feu Papa, seul il se recueillera, là où il ne peut qu'être transparent et dire vrai...

L'important reste à ce qu'il puisse dire à son Papa un mot... celui qui console sans décevoir ni l'Homme, ni les Camarades ...Ces Héros et Compagnons du chemin de la Liberté et celui du Martyr.

mardi 15 décembre 2009

Ne craignez pas le non !


Ils veulent nous faire croire qu'ils sont inquiets pour la visite du Président Libanais à Washington.

Certains disent qu'elle est prématurée, d'autres qu'elle est un peu superflue pour ne pas dire inutile.

Nous disons qu'elle est utile à la fois pour le Liban et pour la Syrie.

Pour le Liban car, de par son élégance, notre Président montre une indépendance dans le geste, même s'il s'agit d'une indépendance dans la forme. Car, malgré que sa visite à Washington a été, à notre avis, longuement discutée et approuvée par son ami le Président Assad, Le Président Suleiman accomplit une visite mission qui nous plaît et redonne au Liban son rôle d'antan, celui qu'aucun autre pays régional n'est à même d'accomplir.

Aussi, n'oublions pas que les visites de courtoisie servent aussi à faire avancer certains dossiers et faire passer d'importants messages à la communauté internationale.

Utile pour le Liban, cette visite est... et Utile pour la Syrie... Notre voisine mérite bien toute cette mise en scène surtout quand il s'agit d'une bonne cause à intérêt mutuel. La visite que fera le Président Suleiman dès son retour de Washington à son ami le Président Assad sera la preuve que nous avons raison.

Dans l'élégance qu'a su imposer notre Président, le Liban reprend fermement son rôle.

C'est du beau, et c'est du noble ce qui plaît au Maronite Pure (Marouni Koh) ...

Félicitations Monsieur le Président pour cette belle leçon d'élégance, de discrétion et de diplomatie.

mercredi 9 décembre 2009

ils ont préféré la honte à la guerre !


Hariri va se diriger d'abord vers Damas... où il s'inclinera devant l'intelligence et la ruse de Bachar El Assad, il s'inclinera par respect face à l'autre et par honte face à soi même.

Le geste n'est pas seulement honteux pour Hariri, mais pour tout le Liban.

En ce faisant, Mr Hariri et ses conseillers, plutôt mauvais que bons, ont préféré la Honte à la Guerre ... Et exactement comme l'a dit un jour le grand Winston Churchill: "ils ont la honte, et ils auront la guerre".

ALLAH YERHAM Rafic El Hariri.

vendredi 4 décembre 2009

Aoun en est sorti Victorieux... la Syrie aussi !


Tous les soubresauts que nous avons vécus au Liban semblent avoir été inutiles. Car à travers et malgré tout ce que nous avons essayé de faire, d'écrire et de dire, la Syrie continuait dans sa détermination de gagner sur nous et sur notre "Non", et elle l'a fait.

Aoun en sort aussi victorieux que dupe... le seul problème c'est qu'il se rend compte de l'impression victorieuse qui voile et camoufle celle de la duperie.

Le Général a été hier, d'une façon impromptue, voir le Patriarche lors de la réunion mensuelle à "huis clos" du Conseil des Évêques... Il en a fait un moment "historique" et "un cas unique" dans la vie politique libanaise. Il s'agit certes d'un "Moment Unique" mais dans l'aberration et l'indélicatesse.

Car en ayant mis le Patriarche devant un fait accompli pour aller pêcher le privilège, on a raté le privilège dans l'entretien du verbe pêcher.

Reste à espérer l'absolution. Quelques gestes nobles - mais inespérés- seraient les bienvenus.