mercredi 26 janvier 2011

Mikati et le défi difficile.


Najib Mikati a répondu ce soir aux questions de Walid Abboud sur la MTV. Les questions étaient claires et super bien posées et les réponses étaient tout autant claires et bien répondues.

Le Premier Ministre nommé a fait bonne impression, mais la grande question posée ce soir est celle de savoir s'il va pouvoir se démarquer de la politique de ceux qui l'ont nommé - La Syrie et le Hezbollah - et ce pour ce qui concerne principalement le Tribunal International pour le Liban.

A notre avis la tâche sera, sinon impossible, certes très difficile à réaliser.

Najib Mikati donne l'impression d'avoir des solutions bien réfléchies et prêtes au déploiement... Soit, nous allons lui donner la chance pour démontrer ce qu'il est en mesure de faire.

Il ne faut pas beaucoup de temps, ni beaucoup de décisions, avant de pouvoir mettre au clair le dessein de Mikati...

Etre sincère et de bonne volonté ne suffiront pas, il faut avoir beaucoup de ruse, de la fermeté et énormément de personnalité pour pouvoir percer.

Au nouveau 1er Ministre du Liban - les a prioris, justifiés ou pas, mis de côté - nous souhaitons bonne route... Afin que vive le Liban.

dimanche 23 janvier 2011

Najib Mikati et le mauvais choix.


Najib Mikati sera nommé demain par les gens de 8 Mars comme leur candidat 1er Ministre au Liban.

Le 6 Sep 2009, sur ce blog, nous avons souligné l'action de Najib Mikati en Cheval de Troie que les Syriens essaient d'utiliser depuis un bon bout de temps pour remplacer Saad Hariri et exécuter en catimini leurs plans...

Et voilà qu'aujourd'hui ils passent à l'action.

Saad Hariri a cru bon de rencontrer Najib Mikati afin d'avoir les assurances possibles de la part de celui qui joue la double face. Il est difficile de savoir ce que Mikati a promis, mais nous sommes sûrs qu'il est très loin de ce que nous souhaitons qu'il promette.

Les jours et les mois à venir nous diront long sur le personnage et sa capacité d'exécuter ou non le plan syrien en bon ami de Bachar El Assad.

L'Histoire, dans son allure majestueuse, sera capable de nommer les choses par leur nom, et il sera difficile d'échapper à son sévère jugement.

En dépit des apparences, et malgré le dessein sordide et sournois de la Syrie exécuté par les gens de 8 mars, le camp de 14 mars gagnera ... et avec lui gagnera le Liban.

vendredi 21 janvier 2011

La décision historique de Saad Hariri...


Comme son père, Saad Hariri a été voué aux défis. Son Papa les provoquait, Lui il les subit...

Mais animé de cette volonté de fer, transmise par les gènes -comme s'il s'agissait d'un espoir et à la fois d'une nostalgie- Saad Hariri fait face, et ceux qui sont en face détestent.

Détesté il est , car il rappelle le Père... Haï, car il évolue en confirmation d'un défi qui continue et qui devient pérenne, en garant d'un symbole qui dépasse leur volonté de l'avoir vu disparaître, le jeune Saad sacrifie sa jeunesse sur l'autel de son amour pour un pays grandiose dans ses valeurs, et fait face à cet armada de haineux qui lui en veulent d'avoir une dimension qu'ils sont incapables d'atteindre... faute de petitesse.

Saad Hariri évolue dans des pas de grandeur et il fait renaître d'une jolie façon le défi de son Papa... un défi qu'il a relancé ce soir de la façon la plus noble...

Candidat à sa propre succession, le défi est énorme... un défi que nous lui souhaitons, ainsi qu'au Liban, un peu plus que gagnant.

Et le Ciel est bleu.

samedi 18 décembre 2010

L'Equivoque et l'Ambigue ...


Dans sa complexité apparente et sournoise, la situation au Liban ne fait que s'empirer de jour en jour. La principale raison à notre sens demeure dans une attitude hautement hypocrite dans laquelle on essaie de dissimuler à l'autre, et surtout à soi, la véritable question à poser et pour laquelle on cherche une réponse quand tout le monde s'affaire à répondre à l'hypocrisie par une autre plus importante...

Or, les principales questions qu'une nation doit se poser, et auxquelles il faut trouver urgentes réponses, sont des questions vitales où une réponse équivoque et ambiguë est indiscutablement une réponse dangereuse. Car en fait quand un accidenté de la route vit un danger sur sa vie, il a besoin de précision et dans la question et dans la réponse et c'est le cas de toute situation urgente et vitale...

Or nos politiciens au Liban agissent depuis bien longtemps par l'équivoque et l'ambiguë et ceci devient éminemment dangereux et grave.

Nommer les choses par leurs noms, dire du blanc qu'il est blanc et du noir qu'il est noir est un exercice au quotidien que toute la classe politique au Liban doit s'imposer comme une règle infaillible dans la démarche qu'impose la gravité de la situation que vit tout un pays.

Et plus que les piliticiens, ceux qui doivent faire de cette règle leur pain au quotidien, ce sont les médias; Ceux qui s'amusent à distiller du poison dans la haine et la discorde, avec cette béate et inconsciente fierté qui dit long sur l'ignorance qui règne dans les têtes de ces prétendus journalistes de la contre-vérité.

L'heure est grave, la situation est dangereuse ... Il faut donner priorité à la priorité, celle qui n'a de sens sans le précis, le vrai et l'éthique.

Le Liban nous a donné beaucoup plus que ce que nous sommes à même de lui rendre...

Enfants prodigues ou perdus nous l'étions, nous le sommes, mais repentir a des règles et des principes que nous sommes bien loin de respecter ou d'appliquer pour qu'il y ait un espoir pour le pays et "de la joie dans le ciel".

samedi 11 décembre 2010

La Lumière malgré tout ...


Elle a jailli la lumière, hier,au centre de Beyrouth... le temps d'un Noël qui s'annonce ... le temps d'un espoir qui renaît, qui lance le défi et qui nous donne l'impression de gagner sur toutes les forces du mal.

Le pays passe par une crise, la plus difficile de son histoire, la plus sournoise et la plus porteuse de défis...

Mais le Liban, riche de tous ces recoins d'espoir et de prière, riche de tout ce sang qui a coulé en verbe croire, riche de toutes les larmes qui ont marqué les visages des mamans qui ne cessent de prier de là où elles sont ou elles ne sont plus... Ce Liban renaîtra avec Jésus, tel un Noël, tel un cadeau porté par les Rois Mages, telle une Epiphanie.

Bonnes Fêtes de Fin d'Année au Liban et aux Libanais de la Disaspora ainsi qu'à nos amis de par le Monde.

Et que Vive Le Liban dans sa vérité absolue et imperturbable, dans la dignité et dans la splendeur.

Je sais qu'il s'agit d'une utopie, ou d'un rêve... Mais c'est le temps de Noêl et avec ces fêtes qui s'annoncent, nous avons aussi envie de recroire au Père Noël... Y recroire, le Temps d'un petit souffle d'espoir, qui aura difficile lui à se frayer chemin dans cet embouteillage à outrance de mauvaise foi presque généralisée.

lundi 15 novembre 2010

L'anniversaire de la mort du Général de Gaulle.


Nous nous inclinons devant l'anniversaire de la mort du Général. Celui qui a su, d'outre-tombe, demeurer le guide de chaque nation vers son rêve de grandeur.

Il a eu un jour raison de dire: "On ne fait rien de grand sans de grands hommes, et ceux-ci le sont pour l'avoir voulu"...

Dans la course vers les petites querelles et les petitesses sans limite, il est regrettable de voir disparaître chez certains, surtout ceux qui veulent ressembler au Général de Gaulle, toute trace d'élégance dans le propos ou de respect dans les considérations ou de grandeur dans la vision ou tout simplement dans l'âme.

Avec le souvenir du Général de Gaulle, il nous paraît utile de rappeler une autre réflexion des siennes : " Face aux grands périls, le salut n'est que dans la grandeur"... Une tâche, une dimension, qui nous paraît des plus urgentes chez nous.

Combien notre cher Liban a aujourd'hui besoin, plus que jamais, d'un Homme d'Etat du calibre, de la grandeur du Général de Gaulle.

Puisse son souvenir porter inspiration et profonde réflexion pour le bien du Liban et de chaque Nation de par le monde.

mardi 9 novembre 2010

L'Inévitable Confrontation...




Le clivage dogmatique est devenu trop prononcé pour reconstruire un pays. La question n'est plus une question de faire triompher une option politique sur une autre, la question est une question de différence profonde dans la conception d'un pays, de sa vocation et de sa mode de vie.

Les uns ont choisi la Syrie comme l'unique solution, et les autres ont choisi la Syrie comme un voisin privilégié sans plus ni moins...

Les uns veulent voir en la Syrie et son régime, le nec le plus ultra de la démocratie et de la tolérance, et les autres savent que la Syrie cache le totalitaire derrière la convenance et utilise les chrétiens chez elle, et ceux qui lui sont obédiants au Liban pour camoufler l'hégémonie par des prétentions de tolérance.

En effet, le régime syrien est bel et bien tolérant mais uniquement face à ceux qui lui vouent totale soumission.

Ce soir, le Général Aoun l'a dit à demi mot, mais il l'a dit à Maguy Farah qui dissimulait mal sa gêne... Nous sommes à la veille d'une prise en main du pouvoir Libanais par les gens de Hezbollah. Aucun retard dans cette action , longtemps préparée, n'est plus permis... Il faut agir avant que le chef d'accusation du Tribunal International ne voit le jour et il semble que celui-là ne sera plus retardé.

Donc, l'action est urgente et le scnénario est prêt... quelqu'un, ce soir, a poussé sur le bouton pour que tout soit -dans le meilleurs délais- déclenché dans les rues de Beyrouth et/ou de Tripoli...

Damas se frotte les mains... certains de ses alliés dans la banlieue de Beyrouth ou à Rabieh ou au chouf ou à la Békaa ou au nord aussi...

Reste à voir si les jours à venir, par une confrontation devenue inévitable, vont contribuer à réchauffer les mains ou à les brûler.