lundi 6 avril 2009

Saad Hariri... Yalli Khallaf ma met !*



Il nous a tous étonnés... Car celui qui, comme je l'ai écrit ici il y a à peine deux mois, germait en Homme d'Etat, a montré aujourd'hui de la maturité voire de la maîtrise étonnante...

L'Homme a parlé sans hésitation, sans erreur, et a su, sans lecture d'un texte, couvrir avec "maestria" tous les sujets d'un programme politique complet.

Ceux qui l'ont pris pour un novice, ou un naïf ou un amateur , ont ramassé aujourd'hui une réponse claire, nette et précise: l'Homme Politique du calibre recherché en Homme d'Etat est là ... Il est clairement là réponse claire et convaincante à toutes les incertitudes à son égard.

Saad Hariri (ou Saad el Din El Hariri, comme se plaît à l'appeler, avec beacoup de bêtise, les présentateurs de la TV du Général Aoun croyant donner ainsi plus d'islamisme à son attitude ...) a été là ce soir en train de lancer sa campagne électorale au visage de tous ceux qui ont cru pouvoir lui boucher le chemin...

L'Homme était digne, noble, clair, et a eu un discours national ...

Le Maronite en moi était soulagé par cet homme sunnite qui fait avancer, un peu plus nettement ce soir, d'un pas géant vers le Futur ce Liban que j'aime. Ce Liban capable de gagner le pari.

Et avec le Maronite en moi, le Libanais aussi était fier de ce jeune puissant...

Et avec nous il y avait aussi le feu Rafic Hariri qui , d'outre-tombe, affichait sa fièreté...

Plus que jamais ce soir, j'ai peur qu'on touche par le mal à ce nouvel espoir naissant d'un Liban souverain...

Plus que jamais ce soir, le maxime libanais retentissait : "Yalli Khallaf Ma Met"*.



*: "Celui qui a une progéniture ne meurt pas".

Le souvenir du mal !


Les Forces Libanaises ont "célébré" ce Samedi 4 Avril le 15ème anniversaire de la radiation de leur parti et de la mise en prison de Dr Samir Geagea.

Ils ont étalé devant les écrans les mauvais souvenirs du mal et de l'injustice qu'ils ont subis... et ils avaient raison de le faire, car sans cet étalage du mal causé il n'y a pas lieu de s'élever réellement vers le pardon.

Les Syriens du pouvoir, et plus profondément les libanais pro-syriens au pouvoir, ont causé beaucoup de tort à notre pays...Et ils veulent nous faire croire en la fraternité avec le pouvoir syrien.

Le pouvoir syrien ne peut pas faire semblant de ne pas voir tout le mal causé. Le régime qui agit en torture à l'encontre de n'importe quel libanais ne peut pas être un régime fraternel ou ami... Il ne faut pas prendre les gens ni l'histoire pour des dupes.

Samir Geagea a eu hier à un certain moment un flash de faiblesse face au mal profond qu'il a ressenti à l'écoute de Mlle Antoinette Chahine qui a réveillé en lui de malheureux souvenirs... En ce flash de faiblesse il a eu accès aux coeurs de ceux qui le regardaient.

Les Forces Libanaises ont eu hier une manifestation qui était à la hauteur du message fort qu'il voulait passer. L'important c'est de contrôler le débordement dans les rues, car c'est par là que le piège sera tendu.

Le souvenir du mal est un bon stimulus vers le bien et vers l'ordre... l'important est de canaliser ceci dans un élan renforcé par le pardon... ce pardon puissant et ferme qui déborde pour contenir et s'affirme pour déstabiliser ceux qui sont en face et qui ont la volonté du mal et qui ne savent réagir que par le mal.

Gagner c'est surmonter son mal sans l'oublier, c'est "le guérir sans se venger" afin que gagne le Liban .

Pardonner sans oublier est le vrai défi, car "le peuple qui oublie son histoire est condamné à la revivre".

mardi 31 mars 2009

Le Général de l'aberration !


Nous avions cru le Général se réveiller un jour sur l'importance que peut avoir un discours conciliateur, apaisant, serein, ré unificateur... Un discours d'un grand dirigeant, d'un Homme d'Etat comme il se plaît de se qualifier...

Or, le Général de Rabiyeh semble se plaire dans les petitesses surtout quand il va dire ne pas répondre mais répondre de trop à une jeune demoiselle, fille d'un grand martyr, petite-fille d'un grand homme du Liban, et qui s'appelle Nayla Gebran Ghassan Tueini.

Il a répondu par ce ton amusé sans être amusant faisant fi , par la méchanceté gratuite dans les propos, de toutes les éthiques, de toute l'indulgence, de tout le savoir-faire et de la bienséance quand on s'adresse à une jeune demoiselle, de grande qualité, et en plus peinée par la disparition tragique d'un père qui était après tout un de ceux qui ont soutenu, à tort - comme nous l'avons fait tous - les revendications d'antan d'un Général amnésique à volonté comme l'exigent ses petits intérêts politiciens.

Nous avions cru le Général un Général... pour le découvrir en train de se plaire dans les bas étages de la politique... là où il perdra sûrement ses plumes de coq un peu farfelu face à l'attitude ferme d'une demoiselle qui, par la vraie politique digne de l'héritage des deux Tueini, mettra peut-être fin, si non sans doute secouera la carrière politiquement malencontreuse d'un arriviste.

Les Grands Pirncipes de l'Histoire l'exigent ...

Le Sommet Arabe oscillant dans la honte entre le Bachir et le Bachar !

Je ne comprends pas pourquoi les arabes insistent à organiser des sommets ... Peut-être pour battre leurs propres records dans l'escalade vers les sommets de la Honte...
Omar Bachir à protéger ... de qui ? de quoi ? par qui ? et pourquoi ? peut-être aussi pour qu'ils soient à l'unanimité signataires de la décadence ...

Qu'on veuille le défendre ... Qu'on invite la cour internationale à réexaminer sa position ... Ou qu'on émette des réserves sur certains faits ... sont des façons qui peuvent être à la limite acceptables ... Mais qu'on décide simplement de le protéger contre une décision de justice internationale n'est que donner blanc seing d'avance à Mr Bachar El Assad qui dormira désormais paisiblement tellement il est convaincu d'avoir aujourd'hui obtenu un précédent inespéré.

Bref, entre un Mouammar Al Kadafi cynique , impoli, agressif et puis hypocrite pour dire ce qu'il a de haine sur le coeur et dans l'estomac et puis choisir , moins que 2 secondes plus tard , de faire la paix ... c'était tout simplement un cinéma sans faille .... et un Bachar qui jubilait de joie et de satisfaction et puis un Prince hôte qui disait la chose et son contraire ... nous avons eu droit à un cirque des plus attrayants et d'apparence gratuit ...

Sauf qu'il faut payer le prix autrement ! Car entre le Bachir et le Bachar le prix sera , croyez-le, très cher !

samedi 21 mars 2009

Boutros Harb ... Un Gentleman, Futur Président !


Jeudi Soir j'ai regardé avec beaucoup de plaisir Cheikh Boutros Harb défendre ses positions et ses opinions. Il a mis de la paix, et du calme avec fermeté et conviction dans l'ambiance tourmentée de la scène politique libanaise.

Un Monsieur qui a du poids et du calibre et qui est convaincant dans sa dynamique de nationalise libanais.

Boutros Harb vous étiez, comme rarement de ce temps de décadence, à l'image de la grandeur d'âme à laquelle n'importe quel libanais, digne de ce nom, a droit de s'attendre de la part de l'Homme d'Etat que vous êtes.

Je souhaite à mon pays d'avoir bientôt un Président de votre calibre.

Merci pour ce moment de vérité et de sincérité et de beaux à-propos dignes d'un Homme d'Etat de mon pays.



samedi 14 mars 2009

In nomine Patris, et Filii, et Spiritus Sancti !


Michel El Murr en a été un exemple frappant ce Jeudi soir passé à la LBC dans le programme de Marcel Ghanem , devenu très souvent l'évènement politique de la semaine ...

Exemple car il a commencé son interview par le signe de la croix. Et réagissant à l'interrogation de Marcel Ghanem il dit pourquoi vous n'êtes pas étonnés quand vous regardez Nabih Berri ou Hassan nasrallah dire au début de chaque interview ou discours : Bismillah L Rahma L Rahim , et vous êtes étonnés de me voir dire : Au Nom du Père et du Fils et du Saint Esprit.

Je trouve qu'il a simplement raison pour une prise de position remarquablement faite !

Bravo à l'Homme Grec-Orthodoxe qui a osé ce soir une première.

mercredi 11 mars 2009

Aoun a raison ...


Aoun a raison de montrer son désaccord avec la façon de faire pour les nouvelles nominations des juges au Liban.


Il a raison car il faut respecter ceux qui sont autour de la table de l'enjeu politique et surtout celle du dialogue et de la réconciliation quand un précédent amène le pouvoir à prendre l'avis d'autres politiciens sans demander son avis.


Aoun a raison au moins à première vue. L'important c'est de ne pas le voir en train d'utiliser son désaccord avec des nominations pour attaquer les juges et barrer chemin à la justice, surtout celle qui le dérange dans la quête de la vérité sur l'assassinat de Hariri.

Aoun agit, mais dans les coulisses de son action se trament des plans que les autres font et défont pour déstabiliser le Liban.

Aoun a raison... et ce dans le présent d'une nomination relative au corps juridique du Liban.

Avec un peu de patience, nous allons découvrir que sa prise de position, juste en apparence, prépare sournoisement, en concert avec ses alliés, une action contre le pouvoir juridique au Liban.