lundi 21 février 2011

Les Révolutions ...Une Jeunesse en quête de Justice...


Les peuples des pays totalitaires vivent dans une peur bleue depuis des décennies. Ils rêvaient de justice et de liberté, mais ont préféré avec le temps de se résigner à la simple expression de langue de bois et à une attitude complaisante vis à vis des régimes qui devenaient de plus en plus arrogants se sentant de plus en plus immuables, et indestructibles.

Puis un jour, un espoir a commencé à leur dire bonjour, à taper à la fenêtre de leurs rêves les plus fous, à travers un écran, à travers un sms.Et ils y ont cru.

Et le miracle a apparu sur les écrans des TV, comme un feu qui se propage à la vitesse de la contagion courageuse. Et un 1er régime s'effondre, puis un deuxième et un troisième commence à dire adieu et le 4ème et puis le 5è et le 6è et le 7è et le nième d'une cycle qui ne s'arrêtera qu'avec le dernier régime totalitaire de ce monde.

Les gens ont peur du chaos qui s'en suivra... mais il ne faut pas avoir peur. Le Chaos, qu'il soit éphémère ou pas, est une conséquence normale à la fin de toutes ces années d'injustice et de totalitarisme. La jeunesse démocrate, soucieuse de libertés et porteuse de l'expression patriote la plus pure va prendre les choses en main... des régimes démocrates, protégés par des armées solides, parfois sages parfois moins sages, vont prendre les régimes en main et on va chasser la dictature pour la remplacer par un peu plus de justice, beaucoup moins de vols et beaucoup plus de répartition horizontale de richesses.

Des nouvelles structures pilitico-sociales, où la classe moyenne a de plus en plus des mots à dire, vont voir le jour et c'est tant mieux et pour les pays concernés et pour le monde entier.

Reste à voir si les pays, qui se croient supérieurs, vont laisser les révolutions pleinement s'exprimer ... s'ils vont avoir la sagesse et le courage de laisser ces sociétés faire leur révolution sans prétendre qu'on est capable de leur donner leçon... Car au lieu de vouloir donner une leçon, ils doivent apprendre à leur tendre la main pour guider leurs pas hésitants sur la voie de la démocratisation et les aider par des formes de parrainage de plus en plus nécessaires pour accompagner ces pays émergent sur la nouvelle voie qu'ils ont choisie.

N'ayez pas peur de les laisser faire. Ne croyez pas que, vos amis, les régimes ancrés dans la corruption, sont la solution contre l'extrémisme.. car il n'y a plus efficace ennemi à l'extrémisme que la démocratie et l'absence d'injustice et de malheur.

Laissez ces nouvelles et jeunes démocraties éclore, et puis aidez les à se renforcer et à faire face aux difficultés que confronte tout apprentis... et puis vous verrez que eux seuls, qui sont en quête de justice, auront raison de tout extrémisme.

mercredi 9 février 2011

Mar Maroun ... Saint Maroun... Un ascète à dimension intemporelle.


C'est par le silence, la solitude et le recueillement que notre ermite a su dépasser les limites qu'impose l'inertie d'une période, le contour d'une géographie, pour venir nous rendre visite à chaque fois qu'une dignité est en prière,en crise ou en souffrance.

Souhaitant Bonne Fête à Mar Maroun ainsi qu'à tous ceux qui le célèbrent en ce jour, nous prions en ces temps pénibles et difficiles où les tumultes de la vie moderne voilent la vérité des sentiments, nous implorons la clarté de votre vision et la pureté de votre âme pour pouvoir faire face aux problèmes et en sortir vainqueurs.

Le Liban est à la veille d'un tournant important, délicat et très grave de son histoire. Certains croient voir en l'alliance avec la Syrie une solution, qui arrange à la fois leur petits ou grands intérêts; et d'autres voient en l'indépendance totale et inconditionnelle, et en le Tribunal International Spécial pour le Liban, la solution pour un Liban démocrate et libre qui saura dépasser les blessures que la longue et pénible guerre a imposées. Qui aura raison de l'autre ? le seul temps à venir est en mesure de jeter lumière sur la réponse que nous attendons tous.

Reste à prier pour que Saint maroun intercède pour nous auprès du Saint Père et que la lumière du Seigneur éclaire nos voies et celles du Liban vers un avenir prospère, serein, et paisiblement meilleur.

Amin Ya Rabb.

lundi 7 février 2011

Nabih Berri... Quand il parle en Président du Parlement Libanais...


Aujourd'hui à Doha, Qatar, le Président Berri s'est adressé à la 17è Conférence de l'Union des Parlementaires Arabes, en sa qualité du Président du Parlement Libanais, et a par le fait même, de par l'exceptionnelle qualité de sa parole, fait honneur à son titre, à sa mission et au Liban.

De temps à autre Nabih Berri se réveille, et va chercher dans les recoins de son émotion des expressions fortes qui font mouche et marquent, d'une façon unique et distincte, une période bien précise dans les soubresauts de la mouvance politique libanaise. Mais cette fois ci, ce qu'il vient de dire, est tellement beau, vrai et perspicace qu'il serait difficile à n'importe quel dirigeant arabe d'éviter de recevoir en plein figure son franc-parler ou, à la limite, son approche nuancée.

Ce que nous soulignons est surtout vrai pour le régime syrien et bien spécifiquement, le grand ami de Mr Berri, le Président Assad. Tellement vrai, sage et utile à dire tout crûment, que nous disons au Président Berri que l'occasion était bien choisie, que le moment est hautement opportun et que le fait de le dire vaut le détour.

En fait, si la conférence à Doha n'avait pour but que donner occasion et tribune à Nabih Berri de dire ce qu'il a dit, nous remercions Doha et tout le Qatar ainsi que l'association des parlementaires arabes d'avoir créé cette occasion pour entendre Nabih Berri dire à haute voix ce qu'il n'a jamais osé prononcé dans les salons feutrés de Damas.

Reste à souhaiter voir le régime syrien se sentir concerné par ce que Nabih Berri a dit en leur présence... A moins de les voir en train de prêter sourde oreille car nos amis ne se sentent pas du tout concernés... et ce jusqu'au moment où ils constateront, très prochainement, et trop en retard, qu'ils étaient bel et bien "cons" (*) et "cernés".



* Vous priant d'excuser la vulgarité du propos. L'à-propos l'exigeait.

mardi 1 février 2011

Les Oufs de soulagement ...



les gens de 8 mars au Liban poussent avec une joie unanime leurs oufs de soulagement de voir Najib Mikati nommé 1er Ministre, et puis ils crient victoire. Une victoire qui ne sera, malheureusement pour eux, que courte.

En fait, ceux qui se précipitent pour faire l'éloge du nouveau 1er Ministre -juste parce que ceci fait plaisir à Bachar El Assad- multiplient en même temps leurs déclarations apaisantes (car ils sont apaisés) pour dire combien ils croient en la nécessité d'un gouvernement d'union nationale. La mémoire courte aidant, ils repensent à l'union qu'ils ont détruite, massacrée, durant de longues années.

Il faut en plus voir avec quelle bonhomie les pro-syriens du Liban nous parlent de leur quiétude face aux mouvements de changement des régimes qui se réveillent un peu partout au Moyen Orient. Puis faut-il surtout remarquer combien ils sont sûrs que ces tempêtes politiques n'ont rien à faire en Syrie -le pays de la Justice et du Droit de l'Homme par excellence- dans un monde arabe plein de vils dictateurs qui ne ressemblent en rien à la gentille famille Assad... un monde de geôles qui ne ressemblent en rien aux prisons "modernes" et "clémentes" de la Mazzé à Damas, là où des frères "Libanais" dégustent la fraternité syrienne dans des cellules de 1 M2 depuis des décennies...

Oui, au rythme de visites "familiales" à Damas, le Général Aoun a trop oublié tous ceux qu'il a vus, par faute de croire en lui, continuer à résister quand il a décidé de fuire, et n'a que trop effacé,de sa mémoire de jeune arriviste et de vieux loubard, les souvenirs d'un palais bombardé à 5h15 du matin un certain 13 Octobre qu'il a envoyé, avec ses principes et sa dignité, dans les oubliettes du temps passé loin de son actuel vice majeur, celui de jouer avec la destinée d'un pays.

Les Oufs de soulagement se font entendre dans les coulisses de Rabieh aussi bien que sur les dédales des cours internes de la belle Damas... Chacun pour ses raisons croit à un lendemain meilleur... jusqu'à un jour où la vérité éclatera et fera éclater les rêves fragiles des hommes de mauvaise foi.

mercredi 26 janvier 2011

Mikati et le défi difficile.


Najib Mikati a répondu ce soir aux questions de Walid Abboud sur la MTV. Les questions étaient claires et super bien posées et les réponses étaient tout autant claires et bien répondues.

Le Premier Ministre nommé a fait bonne impression, mais la grande question posée ce soir est celle de savoir s'il va pouvoir se démarquer de la politique de ceux qui l'ont nommé - La Syrie et le Hezbollah - et ce pour ce qui concerne principalement le Tribunal International pour le Liban.

A notre avis la tâche sera, sinon impossible, certes très difficile à réaliser.

Najib Mikati donne l'impression d'avoir des solutions bien réfléchies et prêtes au déploiement... Soit, nous allons lui donner la chance pour démontrer ce qu'il est en mesure de faire.

Il ne faut pas beaucoup de temps, ni beaucoup de décisions, avant de pouvoir mettre au clair le dessein de Mikati...

Etre sincère et de bonne volonté ne suffiront pas, il faut avoir beaucoup de ruse, de la fermeté et énormément de personnalité pour pouvoir percer.

Au nouveau 1er Ministre du Liban - les a prioris, justifiés ou pas, mis de côté - nous souhaitons bonne route... Afin que vive le Liban.

dimanche 23 janvier 2011

Najib Mikati et le mauvais choix.


Najib Mikati sera nommé demain par les gens de 8 Mars comme leur candidat 1er Ministre au Liban.

Le 6 Sep 2009, sur ce blog, nous avons souligné l'action de Najib Mikati en Cheval de Troie que les Syriens essaient d'utiliser depuis un bon bout de temps pour remplacer Saad Hariri et exécuter en catimini leurs plans...

Et voilà qu'aujourd'hui ils passent à l'action.

Saad Hariri a cru bon de rencontrer Najib Mikati afin d'avoir les assurances possibles de la part de celui qui joue la double face. Il est difficile de savoir ce que Mikati a promis, mais nous sommes sûrs qu'il est très loin de ce que nous souhaitons qu'il promette.

Les jours et les mois à venir nous diront long sur le personnage et sa capacité d'exécuter ou non le plan syrien en bon ami de Bachar El Assad.

L'Histoire, dans son allure majestueuse, sera capable de nommer les choses par leur nom, et il sera difficile d'échapper à son sévère jugement.

En dépit des apparences, et malgré le dessein sordide et sournois de la Syrie exécuté par les gens de 8 mars, le camp de 14 mars gagnera ... et avec lui gagnera le Liban.

vendredi 21 janvier 2011

La décision historique de Saad Hariri...


Comme son père, Saad Hariri a été voué aux défis. Son Papa les provoquait, Lui il les subit...

Mais animé de cette volonté de fer, transmise par les gènes -comme s'il s'agissait d'un espoir et à la fois d'une nostalgie- Saad Hariri fait face, et ceux qui sont en face détestent.

Détesté il est , car il rappelle le Père... Haï, car il évolue en confirmation d'un défi qui continue et qui devient pérenne, en garant d'un symbole qui dépasse leur volonté de l'avoir vu disparaître, le jeune Saad sacrifie sa jeunesse sur l'autel de son amour pour un pays grandiose dans ses valeurs, et fait face à cet armada de haineux qui lui en veulent d'avoir une dimension qu'ils sont incapables d'atteindre... faute de petitesse.

Saad Hariri évolue dans des pas de grandeur et il fait renaître d'une jolie façon le défi de son Papa... un défi qu'il a relancé ce soir de la façon la plus noble...

Candidat à sa propre succession, le défi est énorme... un défi que nous lui souhaitons, ainsi qu'au Liban, un peu plus que gagnant.

Et le Ciel est bleu.