samedi 30 mai 2009

Sarkis Sarkis... Une grave Erreur "14 Mars" !


La coalition du 14 Mars au Liban a commis des erreurs monumentales dans la composition de leur liste dans le Metn.

Permettre des manoeuvres pour écarter le talentueux, digne et valeureux "Nassib Lahoud" et/ou un grand monsieur comme "Pierre Achkar" pour donner espace et place à un candidat qui s'appelle "Sarkis Sarkis" et qui s'impose à coup de quelques millions de USD est une erreur stratégique, une bêtise injustifiable, une honte pour la politique au Liban.

J'ai écouté quelque 5 minutes hier (car plus ça devient pénible) ce fameux Sarkis Sarkis que Michel El Murr, si je ne me trompe pas, a imposé par l'excès de zèle des intérêts électoraux ou financiers. Le Monsieur est peut-être gentil (et encore!) mais quelle honte pour la politique au Liban, quelle honte pour notre société d'écarter des personnes de haut niveau politique et intellectuel pour faire de la place à des ignares.

Bref, si "14 Mars" seule en paiera le prix, nous aurions pu être d'accord, mais c'est le Liban entier qui en supportera les conséquences et verra - si jamais les électeurs répondent à l'appel du mercantilisme- un "Sarkis Sarkis" accéder au "Parle et Ment" ou un monsieur comme lui ne peut que très peu parler ou trop mentir.

Comme il a eu raison le grand "Nassib Lahoud" de se retirer !

jeudi 28 mai 2009

Amin Gemayel ... La Dignité d'un ex-Président !


Amin Gemayel était ce soir l'invité de Marcel Ghanem sur "kalam El Nass".

L'ex-Président a été à la hauteur de ce que nous espérions de lui. La stature imposante dans l'élégance qui est sienne,Le mot juste, ferme et sage, les consignes à ses gens clairs et la vision fraîche et futuriste.

Un interview digne d'un Ex-Président de la République Libanaise qui a fait une belle et enrichissante traversée du désert.

De son mandat, nous étions tous très critiques à son égard. Le temps a peut-être donné raison à son obstination dans l'arabité convaincue... Il a commis des erreurs, certes, mais qui n'en commet pas quand on est à ce niveau de responsabilité durant une période aussi controversée de l'histoire du Liban.


Bref, loin de n'importe quelle volonté de repérage historique des erreurs des uns et des autres, j'ai savouré le moment face à un Monsieur qui a réagi ce soir au niveau souhaité par l'observateur que je suis, et quoique meurtri par la disparition de son fils Pierre dont la belle photo avec le drapeau libanais veillait sur la scène, il demeurait digne et s'incline devant la volonté de son cadet Sami - en qui nous croyons - et qui se consacre aussi dangereusement à une belle vision qu'il a du Liban.

Amin Gemayel a dit son mot avec l'élégance et la fermeté souhaitées.. En Homme d'Etat, en Politique averti, et en Père inquiet il a parlé ...

Et nous étions à l'écoute !

mercredi 27 mai 2009

Hassan Nasrrallah de l'an 2000 à l'an 2009 !


Quand le sud du Liban a été libéré de l'occupation israélienne, j'ai été à Beyrouth. Je vivais en son temps au Liban où je suis revenu quelques années plus tôt après une longue absence à l'étranger.

C'était un jour glorieux de l'histoire du Liban... j'étais d'autant plus fier de mon pays certes quand j'ai entendu les cloches de toutes les Eglises du Liban sonner, et quand j'ai entendu le Patriarche Maronite commenter l'Evènement , mais ma fièrté a marqué son apogée quand j'ai entendu Cheikh Hassan Nasrallah en direct s'adresser à la radio à ses troupes de Hezbollah...

Il leur a dit - pour barrer le chemin à toute action en vengeance - et je l'écoutais avec toute l'émotion du moment : "Les chrétiens du Liban Sud sont nos frères... Leurs mamans sont nos mamans, leurs soeurs sont nos soeurs, et leur honneur est notre honneur..." et c'était amplement suffisant pour qu'un maronite comme moi, ayant des amis à Rmeich et à Marje3youn, sente la fièrté d'appartenir à une race qui engendre un Monsieur du calibre de Hassan Nasrallah.

Cette émotion qu'il a provoquée en moi a continué à m'accompagner à travers les années et en dépit de tout ce qui s'est passé d'évènements où souvent je n'étais pas d'accord avec lui, mais j'étais toujours sûr que ce Monsieur , du fond de son libanisme pur, fait au mieux avec les données qu'il a en main.

Toujours je sentais mon devoir de libanais maronite m'appeler à le défendre et c'est pour celà que j'ai approuvé, pour une fois, une décision que le Général Aoun a prise en intelligence pour s'allier avec Cheikh Hassan Nasrallah.

Le 7 Mais 2008 j'ai été profondément déçu, car à tout moment de cette journée que je suivais de loin (car j'ai à nouveau quitté le Liban depuis quelques années), je le croyais surgir pour arrêter ce qui se passe ! Depuis cette journée je l'attendais, presque comme pour une promesse, afin qu'il justifie ceci de la façon qui satisfait ma confiance en lui. Mais il ne l'a jamais fait... Pire, il a justifié la honte et a été même plus loin pour considérer ceci comme un jour de Gloire dans l'histoire du Liban...

Un jour de Gloire ? de quelle gloire parle-t-il je me suis dit quand il a vécu les émotions de l'an 2000 , les Victoires de l'an 2006 ?

Bref, hier je l'ai écouté... et il a su faire le pas et en parler pour une fois d'une façon conséquente ... Dommage qu'il n'a pas su dire ce dont il est capable de signifier, mais il a signifié ce qu'il ne pouvait pas trop dire... Soit , je l'ai entendu et j'espère que Beyrouth - la plus grande blessée - l'a entendu aussi .

Hassan Nasrallah a voulu préparer les Elections et son entrée en matière dans la défense de Aoun (qui en a besoin) était digne de l'amitié qui lie depuis peu les deux hommes...

Certes leurs intérêts sont sur la table et l'enjeu est important, mais Hassan Nasrallah ne doit point jouer le jeu de la complaisance qu'exigent les élections. Car pour moi Hassan Nasrallah n'a pas intérêt à ce que gagnent les gens de 8 mars, même s'il s'agit de son clan.

En fin stratège il sait que s'il gagne, sa marge de manoeuvre devient trop étroite, son parti en souffrira et il sera obligé de faire ce que ses alliés lui demanderont de faire car il aura le pouvoir en main...

Or aujourd'hui, Hassan Nasrallah profite et fait profiter le Liban de son incapacité de répondre présent à tout ce que ses alliés régionaux lui demandent ou risquent de lui demander ... Et cette marge qu'il a à pouvoir dire Non, aucun libanais n'a intérêt à la voir disparaître.

Ainsi, et pour cette simple raison, nous pouvons déjà diagnostiquer les résultats des élections qui, S'ils auront lieu le 7 juin (et le "SI" est bien Majuscule), donneront la répartition suivante des sièges :

- 64 sièges Minimum à 67 Sièges Maximum (Pour la coalition de 14 Mars y compris les Centristes ou le parti du Président)

- 64 sièges maximum à 61 sièges Minimum (pour les gens de 8 mars) .

L'optimal serait d'avoir 64 sièges pour chacun des deux camps ...

Et l'optimal sera de mise ... pour faire éviter au pays le pire.

lundi 25 mai 2009

Sami Gemayel ... Un nom qui promet !



Je ai observé hier Sami Amin Gemayel lors du débat qu'il a eu avec le talentueux député Ibrahim Kanaan... Le débat était animé et sympathique mais Sami Gemayel a été, malgré son jeune âge, supérieur.Il a aussi été d'une identique performance et efficacité la veille avec le député Salhab du courant Aouniste aussi.

Le jeune Monsieur est pausé, sympathique, a une personnalité assurée et rassurante et puis d'une logique saine et implacable.

Le Monsieur est aussi charmant et charmeur et a tous les bagages pour devenir un futur Leader dans le vrai sens du mot même au delà de ce dont était capable son Papa et son Oncle Bachir.

L'important est de tout faire pour le protéger car une Personnalité de ce calibre avec ce genre de potentiel est difficile à reproduire.

Cheikh Amin Gemayel, meurtri par la disparition de Pierre, ce qui nous a tous peinés,
en a assez souffert pour mériter la consolation dont est capable et que suggère Sami.

Après avoir été les cibles de toutes les volontés destructrices, et après avoir offert au Liban tous ces martyrs, voir des Familles s'obstiner dans cette vocation de défendre le Liban est une matière à méditer et à respecter.

Je n'ai jamais été kataëb, mais faut-il l'avouer, dans ce que nous vivons de dangereux pour le Futur du Liban et de ses valeurs, nous devons tous soutenir une action telle que celle menée aujourd'hui par les Gemayel et menée par ailleurs par les Tueini, les Hariri, les Mouawad Etc.

Amin, Nadim , Sami, Nayla, Saad et Michel etc. n'ont point besoin de le faire pour des intérêts sauf ceux de vouloir porter tout haut le Flambeau de la Liberté pour le Liban et pour lequel les leurs se sont faits martyrs.

Reste à inviter ceux qui sont fiers d'avoir diminué la facture téléphonique - devoir élémentaire de tout Ministre des PT - à "tous" les libanais (merci, merci... Quel tour de magie inégalable dans le sacrifice)... Reste à les inviter à ceux là à un peu de décence, ou plutôt de pudeur face à la grandeur dans la peine et face au courage dans l'obstination.

Mais c'est trop leur demander ...

samedi 16 mai 2009

Ne vous inquiétez pas... Elles auront lieu !


A chaque fois que j'entends le Président rassurer les médias au fait qu'il ne voit aucun obstacle à l'échéance parlementaire du 7 Juin, je m'inquiète.

Et mon inquiétude est d'autant plus justifiée que je n'arrive pas à comprendre pourquoi le Président répond à une question que personne ne lui a posée.

Ce soir Cheikh Hassan Nasrallah s'est adressé aux Libanais encore une fois pour dire sa fierté de ce que Hezbollah a réalisé le 7 Mai 2008 et qu'il a considérée comme une date glorieuse dans l'Histoire du Liban...

Soit... mais il n'a pas voulu nous préciser de quelle Histoire parle-t-il ? le discours n'a pas voulu nous détailler trop les desseins et intentions qui étaient et demeurent cachés, car la volonté, elle, était au beau fixe : Camouflez le mal en inventant un mal plus grand et faites semblant de le voir en train de se promener sous vos yeux ... Soyez tellement inventifs qu'il faut presque tirer dessus.

Bref, ne vous inquiétez pas... A ce rythme de discours enflammés les Élections auront lieu... et peut-être, uniquement, celles qui éliront, dans un parlement ébahi, un nouveau Président de la République.... A la place de celui qui dérangeait.

Pour une deuxième fois Nasrallah a parlé sans être équivalent à l'image qu'on a d'un responsable de son calibre. Il a voulu hausser le ton pour camoufler certes un mal sournois et profond... Celui de vouloir déstabiliser... Et ceci ne ressemble pas à l'idée qu'on se faisait de lui.

Ce genre de discours enflammé est décevant ... Et faute de pouvoir se justifier dans les jours à venir, il va marquer un point de passage vers un état de fait grave, et déstabilisateur...

Cheikh Hassan Nasrallah a voulu ce soir faire passer un message ... Mission accomplie mais je ne suis pas sûr que ceci va servir la cause que Hassan Nasrallah défend et que je croyais être, malgré tout, celle pour le Liban. Le message est bien reçu mais personne n''en sera fier...

Que ce genre de discours soit prononcé par un Monsieur du niveau de Wi'am Wahhab, j'aurais compris, mais que ce soit Hassan Nasrallah en personne qui va aux bas étages de la politique politicienne, c'est là où réside l'inquiétude, car en ce faisant Hassan Nasrallah nous a affirmé que ce qu'il disait de rassurant dans le passé n'était que du leurre et la vérité sur de hideuses intentions cachées vient de se révéler.

Et, faut-il ne pas l'oublier, entre un discours qui rassure et dont on est fier et un discours qui inquiète et dont on se sent gêné la différence est énorme surtout quand il s'agit d'un discours prononcé par un dirigeant, qui est certes d'un camp politique opposé à celui que je défends, mais que j'admirais dans les beaux recoins de mes convictions de maronite affirmé et convaincu de la dimension libanaise d'une figure emblématique chiite du calibre de Hassan Nasrallah.

Que j'admirais... Oui j'admirais... Car, malheureusement, l'imparfait appelle à l'imparfait.

vendredi 15 mai 2009

Aimez vous les uns les autres ...


Celui qui a crié tout haut cet appel à l'entente et à l'amour il y a quelque 2000 ans a été crucifié.

Crucifié pourquoi ? politiquement parce que ceux qui l'écoutaient n'étaient pas à la hauteur de la noblesse du message et ceci les a dérangés à tel point qu'ils ont voulu montrer leur haine à l'encontre de son porteur et le faire disparaître afin que vive leur médicorité.

Aujourd'hui, dans ce Liban, pays qui devait répercuter de la façon la plus puissante le message du Christ, ceux qui appellent et appeleront à l'entente et à l'amour seront aussi crucifiés...

Avec la même haine d'il y a 2000 ans ? peut-être pas, mais sûrement avec la même médicorité.

Pardonnez leur mes amis, car ils ignorent que l'Amour dont le Liban est capable peut par sa grandeur gagner sur leur inqualifiable petitesse.

lundi 4 mai 2009

Aoun et les rendez-vous ratés ...


Un ami commun, qui sait combien j'ai soutenu le Général dans le temps, me dit que Aoun ne comprend pas ce qu'on lui reproche.

Bref, sachant pertinemment qu'il ne souhaite pas comprendre, ou qu'il a intérêt à ne pas comprendre, il serait utile de lui signifier, très simplement, que la base de nos reproches sont ses rendez-vous ratés avec l'histoire et avec la possibilité qu'il avait de demeurer en réserve de la République pour devenir un dirigeant national.

Mais au lieu d'afficher un langage conciliant, ferme et noble , Aoun a préféré les partis pris et a continué à montrer toute sa haine, par le verbe et par l'adjectif , en direct et par média interposé, envers ceux qui lui avaient partagé la longue lutte contre l'occupant, pour afficher compréhension, amitié et ouverture vers le camp adverse celui qui a soutenu et continue à soutenir l'occupant dans toutes ses actions commanditées ou télécommandées contre le Liban.

Or avant d'aller en Iran et en Syrie pour démontrer une ouverture d'esprit - ce qui peut être en soi, à quelques conditions près, une bonne chose - il fallait tout simplemnt faire cet exercice au Liban à l'encontre de ses compatriotes.

Quelle est la différence ? me dirait-on. La différence est simple, quand on a le passé de Aoun et la dimension qu'a ajouté l'exil , et on se réconcilie avec les siens, on devient un Dirigeant National, celui qui manquait et continue à manquer au Liban d'aujourd'hui... Et quand on se réconcilie avec l'Etranger au détriment des siens on devient, dans les meilleurs des cas, un simple agent commandité par l'Etranger avec la voie grande ouverte vers la Traîtrise.

Aoun a eu beaucoup de rendez-vous ratés, le principal est celui qu'il a raté avec lui-même, avec ses amis, ceux qui le connaissent par coeur pour savoir ce qu'il est exactement en train de faire de nos jours dans la protection de ses petits intérêts politiciens... Et qui lui devaient et continuent à lui devoir, ne fut ce que par souvenir de l'amitié, la vérité, rien que la vérité et toute la vérité.

Mais, on a oublié un détail, peut-être un autre rendez-vous raté, c'est que Aoun déteste tout simplement la Vérité.